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Hommage à Louis de Funès


Combien de fois avons-nous vu : La Grande vadrouille, Les Gendarmes, Le Corniaud, Hibernatus ou Fantomas ? Qu’il soit gendarme, chef d’orchestre, restaurateur, industriel, chorégraphe, auteur, homme d’affaires, épicier ou commissaire de police et bien d’autres encore, il n’a laissé personne indifférent. Il y a 30 ans, presque jour pour jour, le 27 janvier 1983, disparaissait un monument du cinéma français, reconnu aussi à l’étranger. Un acteur qui a débuté lui aussi par le court-métrage. Un artiste polyvalent : acteur, chanteur, musicien et danseur, en somme un homme-orchestre.

 

« En ce jour du 27 janvier 2013, La Vie d’un honnête homme va basculer. En effet, ce jour-là, Un certain Monsieur m’interpelle dans la rue de La Rose rouge, afin de me remettre une lettre. Le correspondant de celle-ci me prie de venir le rejoindre afin de remplir une Mission à Tanger. Le Tanger étant un hôtel particulier dont il est le propriétaire. N’y comprenant absolument rien, je me retourne vers mon messager, mais celui-ci avait disparut, Ni vu ni connu, Sans laisser d’adresse.

Reprenant la lecture de la lettre, mon correspondant m’indique le parcours à suivre et ma mission, et me rassure quelque peu : « Faites-moi confiance, et Au Diable la vertu, La Vie est un jeu et il faut savoir en profiter. Tel L’Avare, vous n’aurez pas à choisir entre L’Aile ou la cuisse. Vous avez Rendez-vous avec la chance. Si vous Faites sauter la banque, vous serez Un grand seigneur et grâce à ça, vous deviendrez Millionnaire(s) d’un jour et vous aurez La Folie des grandeurs. Étant intrigué par cette histoire et étant d’un naturel curieux, je décide de relever le défi et de satisfaire L’Étrange désir de Monsieur Bard, mon mystérieux correspondant. Ça tombait bien, j’avais Six heures à perdre avant de retrouver à la gare Mon frangin du Sénégal qui rentrait d’Un voyage en Amérique. Et me voilà parti Tambour battant pour une Croisière pour l’inconnu.

Je devais démarrer mon périple par Les Corsaires du Bois de Boulogne, un troquet mal famé pour récupérer Le Mouton à cinq pattes, une sculpture en bois qu’avait rapporter Paul Sirot, le célèbre Gendarme de Saint-Tropez, qui a été nommé depuis au quai des orfèvres, puis je devais passer par une Agence matrimoniale, Quai de Grenelle pour prendre Des pissenlits par la racine, cueillis la veille par Monsieur Leguignon, lampiste. Enfin, je devais me rendre à La Tentation de Barbizon, Le Grand restaurant de l’avenue Les Belles bacchantes afin de prendre livraison de La Soupe aux choux, l’un des 7 pêchés capitaux de mon correspondant.

Passant ensuite par le parc Fantômas, je ressens comme un Tourment(s) dans l’air ambiant. Le vent se met à souffler, une Folie douce s’empare des Moineaux de Paris, qui tels les oiseaux d’Hitchcock, se mettent à voler dans tous les sens. Prenant peur, j’essaie de les éviter, je saute partout et me voilà Sur un arbre perché à attendre la fin de cette Zizanie. Passé cet incident, je file ensuite à Vincennes, mon point d’arrivée. La Traversée de Paris s’est avérée des plus compliquée et des plus mouvementée.

La Grande vadrouille à travers la capitale étant terminée, j’arrive enfin à bon port. Ingrid, Légère et court vêtue, m’ouvre la porte et me dit « Nous irons à Deauville avec Le Gentleman D’Epsom» Je lui répond alors : « Taxi, roulotte et corrida» le mot de passe indiqué dans la lettre. Elle me fait entrer et me fait passer par l’Escalier de service. J’arrive dans une pièce où je découvre des tables de roulettes, de poker et de black-jack avec des Joueurs attablés. Ils étaient cinq. Je me dis « Tiens, un casino clandestin ». Puis, Elle et moi entrons dans le Dernier refuge du lieu, au fond de la pièce. Et là, je découvre la supercherie, tel Le Corniaud, tel Candide qui n’a rien vu venir. Ils étaient tous présents : Papa, maman, la bonne, et moi qui les croyait partis pour Les Grandes vacances d’hiver. Il y avait aussi Mon ami Sainfoin, dit aussi Le Tatoué ; Antoine et Antoinette, un couple d’épiciers débonnaires, amis de la famille ; Flanco, Le Petit baigneur d’Imelda, La Belle américaine qu’hébergent en ce moment mes parents. Même Pouic Pouic, mon canari était présent.

Et Comme un cheveu sur la soupe, arrive Jo, Mon pote le gitan. Un drôle de caïd celui-là. Eh oui, L’Homme orchestre de toute cette opération. Je m’écris : « Mais c’est une blague ! Un Poisson d’avril ! » Et tous s’écrient en chœur « Joyeux anniversaire !! » Jamais on ne m’avait fait Un coup fumant pareil. J’ai vraiment eu l’impression d’être passé pour Le Dindon de l’histoire. Cette famille c’est vraiment Fripouillard et compagnie (& cie).

Évidemment, cette Vendetta n’aurait pas fonctionné sans l’appui de ma femme que j’ai chaleureusement remercié en lui disant « Je n’aime que toi ». Eh oui, Ma femme est formidable !

Cette histoire est complètement idiote ! Que de sottises, des fadaises, oui. Quelle farce ! Quel fiasco inénarrable ! C’est une histoire cocasse, en somme, que je pourrais très bien adapté en film en espérant recevoir pour sa réalisation, non pas un césar, mais un Oscar !!

 

{Texte écrit par Franck Villette à partir des titres de films dans lesquels a joué Louis de Funès à l’occasion du Festival international L’ombre d’un court 2013 (cérémonie d’ouverture). Citation de passages d’Inepte tragédie de Sébastien Salbayre}


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